On est parti en Bolivie : le bilan

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BOLIVIE - Bilan

Le premier drapeau est celui né de la révolution de 1825 et donc d’inspiration espagnole, depuis la présidence d’Evo Morales il est accompagné d’un second drapeau d’origine indienne.

Notre voyage en Bolivie en quelques chiffres

Nombre de jours passés en Bolivie : 28 jours au lieu des 27 prévus.

Budget dépensé : 1304 euros pour nous deux donc 652 par personne au lieu des 675 prévus, on est large sachant qu’on a eu des achats imprévus (vêtements et sacs à dos) et qu’on est resté un jour de plus! Notre budget quotidien par personne s’est donc élevé à 23 euros (nous avions prévu 25).

Nombre de bus pris (on compte aussi les trufis et le buscarril) : 16

Nombre d’heures passées dans les bus : 64h45, avec la palme du trajet le plus improbable qui revient à Sucre – Santa Cruz : 610 km en 14 h et tout ça avec un petit mouton!!!

Nombre d’hospedajes : 12 pour 27 jours, cela fait pas mal de changements mais on s’est amélioré depuis le Chili

Nombres d’étapes : 12 – Uyuni – Potosi – Sucre – Santa Cruz – Buenavista – Parc Amboro – Villa Tunari – Cochabamba – Torotoro – La Paz – Copacabana – Isla del Sol


Et toi tu en as pensé quoi de la Bolivie?

Quel est ton lieu préféré ?

Nicolas : Comme pour Solène et comme pour de nombreux voyageurs passés par la Bolivie, le Salar d’Uyuni est un lieu absolument magique! Le lever de soleil sur la fine couche d’eau a été le début d’un véritable spectacle qui s’est achevé quelques heures plus tard au sommet de l’ile aux cactus, Incahuasi, avec une vue à 360 degrés sur ce désert de sel s’étendant à perte de vue. D’autres lieux sont bien sûr exceptionnels en Bolivie mais celui-ci remporte de loin la palme du paysage le plus incroyable.

Solène : Mon lieu préféré est sans aucun doute le salar d’Uyuni, cette immensité blanche est juste incroyable. Cela faisait partie de mes rêves d’y aller et je n’ai pas du tout été déçue. Dans la catégorie rêve il y avait aussi le lac Titicaca. Bien qu’impressionnant, il ne l’emporte cependant pas sur Uyuni. En plus nous avons eu la chance d’y aller juste après la saison des pluie ainsi une partie du salar était encore sous quelques centimètres d’eau et tout s’y reflétait. Vraiment un moment magique.

Quel est ton plat préféré ?

Nicolas : Quel bonheur de trouver une gastronomie plus saine et plus variée que lors de notre premier mois de voyage! On a adoré manger en Bolivie et je pense que les photos et commentaires des articles le montrent bien. Un coup de cœur cependant pour les soupes servies avant chaque repas et notamment une soupe 100% légumes dégustée sur un stand végétarien du marché de Cochabamba. Je n’oublierai pas non plus les gigantesques coupes de fruits frais accompagnés de yaourt, miel, crème fouettée…

Solène : J’ai bien aimé la nourriture en général en Bolivie, beaucoup moins grasse qu’au Chili. Mon plat préféré a été la première truite que nous avons mangée sur les bords du lac Titicaca. Déjà cela faisait du bien de manger du poisson et ensuite le cadre était idyllique.

Quel est ton meilleur souvenir ?

Nicolas : Ils sont bien sûr nombreux mais j’ai tout de même un véritable coup de cœur pour l’arrivée au début du chemin des crêtes sur l’isla del sol. Après 2h de bateau et une petite grimpette, on a été récompensé par une vue inimaginable à une altitude proche de 4000 mètres: d’un côté un lac sans fin, de l’autre des sommets enneigés à plus de 6000 mètres et sur l’ile de magnifiques criques rappelant la Méditerranée, des habitants souriants, pas le moindre bruit et bien sûr quelques animaux pour nous tenir compagnie.

Solène : Pour moi c’est le parc Torotoro. Tous les éléments pour passer un bon séjour était réuni : un cadre de rêve au cœur des vallées de l’altiplano, un hostal luxueux à bas prix et surtout des gens d’une grande gentillesse. Cela m’a beaucoup marqué car nous n’avons pas toujours été aussi bien accueillis par la population en Bolivie. Mon meilleur souvenir car je m’y suis sentie très bien et que j’en ai pris plein les yeux.

Quel est ton pire souvenir ?

Nicolas : Même si on en rigole beaucoup maintenant, je dois avouer que le trajet Sucre – Santa Cruz en bus de nuit était objectivement assez proche du cauchemar. Un trajet de 14h dans un bus déglingué roulant capot ouvert pour ne pas trop chauffer ou pour pouvoir être réparé plus rapidement en cas de problème, des odeurs insoutenables qui sont restées imprégnées sur nos vêtements pendant plusieurs jours, une piste tape-cul provoquant une mini-tempête de sable dans le bus, une révolution des cholitas provoquée par l’arrêt de leur telenovelas préférée et la fameuse pause “toilettes” devant les jardins des habitants d’un village certainement heureux d’avoir engrais et irrigation gratuits pour leurs patates. Mais heureusement que notre petit mouton était présent dans l’allée pour nous divertir!

Solène : Je pense que c’est l’hôtel avec les blattes. Parce que ce qu’on ne vous a pas dit c’est que les blattes montaient sur le lit…Quand j’en ai découvert une sur mon manteau qui était posé sur le lit, j’ai été dégoûtée, presque une petite larme à l’œil. Sinon on n’a pas eu vraiment de galère non plus en Bolivie, des personnes rencontrées nous ont parlé de bus en retard et de routes barrées mais nous n’avons rien eu de tout cela. Ah si à Cochabamba mais pour le coup cela nous a permis de visiter la ville tranquillement 🙂

As-tu été surpris par quelque chose ?

Nicolas : On peut réellement parler d’un véritable choc culturel lors de ce voyage en Bolivie. La pauvreté est encore importante, le développement économique semble lent et ne profite qu’à quelques-uns même si les Boliviens rencontrés sont persuadés que la politique d’Evo Morales, et notamment la nationalisation des ressources et des grandes entreprises, accélère grandement le développement du pays. Le plus surprenant pour un Français est certainement de voir qu’un président en exercice puisse obtenir une côte de popularité supérieure à 70%! Les coutumes et costumes traditionnels encore très présents, et même en ville, sont aussi une partie surprenante de ce pays et surtout en venant du Chili.

Solène : La question serait plutôt par quoi n’as-tu pas été surpris?! Quel changement quand on passe du Chili à la Bolivie. Je pense que ce qui m’a le plus surpris c’est la façon dont la modernité y côtoie la tradition. On peut voir sur les trottoirs bondés des jeunes filles habillées et maquillées comme nous croiser les cholas avec leur jupon et leur chapeau. Quand ces-dernières manifestent pour une meilleure attribution des places au marché municipal, on entend les écoliers se moquer. Alors que la majorité se balade avec un smartphone, les marchés populaires n’ont pas évolué depuis des centaines d’années…Il y a tant d’exemples à donner qu’on pourrait écrire un livre.

Qu’as-tu pensé des Boliviens ?

Nicolas : Je dois avouer que le comportement de certaines cholas m’a parfois laissé assez perplexe: pas de réponse à ma question, refus de me vendre un produit en tournant la tête pour ne pas me voir, petits coups pour monter avant dans le bus ou dans une file d’attente… Ces comportements restent en tête car ils sont improbables et se sont renouvelés à plusieurs reprises mais ils ne sont bien sûr pas représentatifs de la majorité des Boliviens. Ils sont pour la plupart accueillants et souvent très curieux! Quelques questions sont d’ailleurs revenues plusieurs fois: Etes vous mariés ? Depuis combien de temps ? D’où venez vous ?  C’est loin la France ? A combien d’heures ? et surtout qu’avez vous en France que nous n’avons pas ici ?

Solène : Alors là aussi on pourrait écrire un livre, même des livres en plusieurs tomes. Pour reprendre l’expression d’amis passés par la Bolivie avant nous : “le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils sont francs”. En effet s’ils n’ont pas envie de répondre à votre question, ils ne vous parleront pas, de même s’ils n’ont pas envie de vous vendre un article ils détourneront la tête. Enfin je dis “ils” mais c’est surtout “elles” car ici les patrons c’est les cholas. Il y a cependant une grande différence d’attitude entre les personnes des grandes villes souvent exposées aux touristes et celles des petits villages. Nous avons pu remarquer que nos hésitations à choisir tel ou tel produit les exaspéraient, alors forcément dans les villes où il y a beaucoup de touristes ça ne les rend pas toujours très aimables. Et puis je pense que tous les touristes ne sont pas non plus des anges… Mais du coup dans les endroits moins visités, nous avons été très chaleureusement accueillis.

Ton bilan en quelques mots :

Nicolas : La Bolivie est telle qu’on peut l’imaginer en regardant quelques reportages. Paysages de cartes postales dès notre arrivée par le sud-lipez et son salar d’Uyuni et jusqu’au jour de notre départ avec le lac Titicaca perché à 3800 mètres. La découverte de paysages et d’un climat subtropical très différents lors de notre semaine dans l’Oriente sont aussi un moment marquant de ce séjour en Bolivie. On en prend vraiment plein les yeux du début à la fin! Je retiendrai aussi de ce pays ses coutumes encore très présentes et sa gastronomie assez différente selon les régions et toujours très agréable à découvrir. Je rêvais de découvrir ce pays d’Amérique Latine et avait bien sûr en tête les images des lieux emblématiques, je n’ai jamais été déçu et bien au contraire.

Solène : Uyuni, l’altiplano, la forêt subtropicale, le lac Titicaca = des paysages de rêve et plein d’animaux!!! La Bolivie est un très beau pays, avec des paysages variés. C’est impressionnant de se retrouver à de telles altitudes et parfois très difficile pour les poumons (surtout quand on manque d’entrainement) mais la vue qui s’offre à nous au final en vaut bien la chandelle. Quand on vient du Chili le décalage culturel est assez fort, là on est vraiment dans l’Amérique du Sud brute de brute. En tant que Français, on ne va pas vous le cacher, on a parfois eu un peu de mal avec la façon de faire locale, des logiques qui nous semblent improbables, des manières qui ne sont pas les nôtres. Mais au final le voyage ça sert à cela, s’ouvrir aux autres alors on s’est habitué ou au moins on a respecté et subit en silence 😉

Et les Boliviens ils en pensent quoi de la France ?

Nous : Le seul Français connu c’est Zinedine Zidane, et oui ici aussi ils sont fans de foot. Sinon pour eux la France est un pays plat, sans rien de très beau à voir. On leur apprend à l’école que le plus beau des pays est la Bolivie (normal, pourquoi serions-nous les seuls chauvins ?) et qu’aucun pays ne possède autant de diversité que le leur. Bon cela mène quand même à des situations comiques quand un Bolivien fier comme un coq vous demande qu’est ce qu’on a en France de plus qu’en Bolivie ?… On s’est mordu les lèvres et on a réprimé notre fou rire pour ne pas répondre « Bah la mer ». Mais c’est vraiment le sujet tabou ici, alors on s’est contenté de montrer des photos de montagnes… Aller on vous dit la vérité, on a été un peu cruel, on a fini par montrer les côtes du sud hihihi.


Ce soir on mange bolivien

On ne peut passer à côté de l’incontournable sopa de Mani, servie en entrée de tous les déjeuners.

Ingrédients pour 4 personnes (des gros mangeurs):

  • 100 g de cacahuètes crues
  • 4 pommes de terre
  • 500 g de viande bœuf avec os ou du poulet
  • 2 oignons
  • 1 tomate
  • 1 gousse d’ail
  • 2carottes
  • 1 demi tasse de petits pois
  • 1 tasse de macaronis
  • Persil

Recette : Peler les cacahuètes, pour faciliter le travail les tremper dans l’eau chaude. Les mixer avec un peu d’eau et de l’ail jusqu’à obtention d’un mélange homogène. Puis découper les pommes de terre en quartier. Faire bouillir deux litres d’eau, à ébullition y ajouter la viande, laissez cuire à feu doux pendant 20 minutes. On y ajoute les légumes : petits pois, oignons carottes, tomates (préalablement coupés en dé, exception faite des petits pois bien sûr) et on laisse encore cuire 20 minutes. Pour finir on complète avec la pate de cacahuète – ail, les pommes de terre et les macaronis. On laisse bien mijoter. A servir quand les pommes de terre sont fondantes. Il ne manque plus qu’à assaisonner avec le persil, sel, poivre et du piment pour les plus téméraires.

Pour accompagner votre sopa de Mani, on vous propose des saltenas.

Ingrédients pour 4 saltenas :

  • Pour la pate, les plus courageux peuvent la faire eux-mêmes sinon il suffit d’acheter 1 pate brisée
  • 200 g de viandes hachées ou de poulet coupé en petits cubes
  • 60 g de petits pois
  • 5 olives noires
  • 250 g de pommes de terre
  • 1 œuf dur
  • 1 oignon
  • 1 cuillère à soupe de concentré de tomates
  • 1 cuillère à café de sucre
  • Beurre / persil / cumin / sel / poivre

Garniture : Emincer les oignons, les faire revenir dans du beurre, y ajouter la viande, les pommes de terres cuites et coupées en petits dés, les petits pois cuits, le persil, le cumin, sel, poivre (doser selon vos goûts), la cuillère à café de sucre et le concentré de tomates. Laisser cuire 5 minutes à feu doux.

Avec la pate former des ronds de 10 cm de diamètre, y déposer une bonne cuillère à soupe de garniture, une rondelle d’œuf dur et une olive noire dénoyautée. Plier la pate de façon à obtenir des demi-lunes et badigeonner d’œuf battu.

Cuisson : 7 à 10 minutes au four à 300 degrés

4 commentaires

  1. j’adore votre blog ! Très bien écrit, pleins de détails et petites anecdotes ! 😀
    Nous partons en couple également dans 5 mois pour également un voyage d’un an, à peu de choses près le même itinéraire que vous mais dans l’autre sens. Nous commencerons par l’Asie. Le départ se fait attendre ! lol
    En tous cas c’est toujours un plaisir de vous lire 🙂

    • Solène et Nicolas

      Bonjour à tous les deux et merci pour votre message! Nous arriverons aussi en Asie dans 5 mois en commençant par Singapour pour terminer par le Vietnam. Donnez nous votre itinéraire quand vous l’aurez, on aura peut-être l’occasion de se croiser! En attendant, bonne préparation!

  2. J’ai l’impression que la Bolivie restera dans vos mémoires pour la diversité, beauté de l’environnement et pour la confrontation, compréhension progressive et relative avec une culture, avec des us et coutumes parfois assez inattendus, c’est un aspect important me semble-t-il du vrai voyage/vs tourisme. Que d’expériences mémorables…je crois bien que vous me faites un peu envie…je crois bien que je vais préparer mon sac à dos…

    • Solène et Nicolas

      C’est vrai que ce pays restera autant dans nos mémoires pour les paysages que pour le “choc” culturel qui n’a pas été facile tous les jours mais on gardera au final des souvenirs exceptionnels de ce pays!

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