On est parti en Equateur : le bilan

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 Drapeau Equateur

Notre voyage en Equateur en quelques chiffres

Nombre de jours passés en Equateur : 24 jours et on en avait prévu 25, pas mal! Mais la répartition entre continent et Galápagos n’était pas tout a fait juste. On avait prévu 5 jours sur les îles et on en a passé 7, du coup on est à 17 jours sur le continent au lieu de 20.

Budget dépensé : Alors on va mettre de côté les Galápagos, on avait fait les prévisions à la va vite, débutants que nous étions, on avait mis 500 euros hahaha la blague, la réalité : 1500 euros pour deux et tout compris avec le vol. Par contre pour le continent on est à 833 euros pour deux et on avait prévu 1000. Sachant qu’on est resté trois jour de moins, cela nous fait un budget réel de 24,5 euros par personne et par jour, pour 25 prévu, donc on est bien.

Nombre de bus pris (on compte aussi les bateaux) : 24, record!

Nombre d’heures passées dans les bus : 48 heures,  beaucoup de petits trajets.

Nombre d’hospedajes : 11 en comptant aussi les Galápagos. A Quito on s’est fait un peu avoir quand est revenu après Otavalo et on a dû changer d’hospedaje juste pour une nuit.

Nombres d’étapes : 10 – Guayaquil – Santa Cruz (Galápagos) -Isabela (Galápagos) – Banos – Latacunga – Quilotoa – Quito – Otavalo – Mindo – Tulcán (juste pour passer la frontière).


Et toi tu en as pensé quoi de l’Equateur?

Quel est ton lieu préféré ?

Nicolas : Incontestablement les Galápagos qui resteront même certainement un des points forts de notre année autour du monde. A peine arrivés à Puerto Ayora les otaries nous accueillaient sur les bancs de la ville et un requin qui passait dans le port nous donnait un aperçu de nos futures baignades. En plus d’y avoir découvert des animaux incroyables dans leur milieu naturel, j’ai apprécié le rythme de vie paisible de ces iles et notamment le calme de l’ile d’Isabela et son immense plage de sable blanc. Mais les Galápagos sont un lieu un peu à part et cela ne doit pas éclipser le reste du pays lui aussi exceptionnel. Et pour une fois mon coup de cœur revient à la capitale, Quito. Une ville immense comme toutes les capitales d’Amérique Latine mais toutefois paisible, propre et sûre. On aurait sans problème pu passer une semaine complète à Quito pour visiter tous les musées, couvents, flâner dans les nombreux parcs et au moins une semaine de plus pour déguster tout ce que les marchands ambulants de la place principale ont essayé de nous vendre. Pour le moment ma ville préférée d’Amérique Latine!

Solène : Les Galápagos!!! Je suis consciente que c’est une chance d’avoir pu aller sur ces îles. Tout le monde en parle toujours avec une petite lumière dans les yeux, et encore les gens n’y sont jamais allés. Comment s’imaginer des endroits pareils, où les animaux sont rois, où les otaries sont à tout moment sur votre passage, où les tortues terrestres comme marines sont gigantesques, où les iguanes statiques, prennent le soleil, où les oiseaux ont les pattes bleues, et pas un petit bleu fadasse, non un beau bleu bien pétant, où on peut nager avec les requins et les raies… Voilà c’est ça les Galápagos et c’est magique. Même si ça coûte les yeux de la tête, c’est vraiment dommage de passer en Equateur et de ne pas y aller. Car si déjà c’est cher d’ici, je vous laisse imaginer ce que ça vaut de France. Si vous êtes en Equateur, ne manquez pas l’occasion.

Quel est ton plat préféré ?

Nicolas : Enfin un pays qui restera dans ma mémoire pour sa gastronomie et notamment grâce au Chugchucaras, une spécialité de la région de Latacunga composée de lard, pop-corn, maïs, pommes de terre, frites… Non je blague, c’est ce que je répondais aux Equatoriens lorsqu’ils m’interrogeaient sur leur gastronomie mais en réalité rien de bien exceptionnel à déguster. Chaque jour la traditionnelle soupe suivie d’un plat de poulet, riz et frites. Par contre on a trouvé des boulangeries à tous les coins de rue et on en a bien profité, le pain est plutôt bon et on a même trouvé quelques bons gâteaux comme celui à la banane de Quito accompagné d’un bon jus de Guanabana (le corossol).

Solène : Le cochon de lait du marché de Quito, sans aucune hésitation. Que ça fait du bien de manger autre chose que du poulet! C’est toujours un peu comique car quand on discute avec un Equatorien (comme avec tout sud américain d’ailleurs), il est toujours fier de sa gastronomie alors que nous on est a deux doigts de craquer. Sinon ce qui est, incontestablement, au top niveau, ce sont les jus de fruits frais. Ici la mûre et la coco, ainsi que le guanabana sont à l’honneur et ça, ça déchire!

Quel est ton meilleur souvenir ?

Nicolas : Aux Galápagos mon meilleur souvenir restera la rencontre avec les Blue foot boobies, ces oiseaux à pattes bleues qui nous ont même offert quelques petites danses, une vraie surprise car je ne partais pas forcément enchanté par l’idée de visiter une ile peuplée uniquement d’oiseaux (surtout quand la visite revient à 135 dolars par personne). Il ne faut absolument pas les manquer lors d’un séjour sur l’archipel. Sur le continent je me souviens particulièrement du moment où je suis entré dans le bassin à 38 degrés des thermes de Banos, dans une ambiance très locale, après une journée à vélo sur la route des cascades, le bonheur!

Solène : C’est encore les Galápagos et plus précisément la réserve El Chato où nous avons pu voir des centaines de tortues géantes. Pour moi c’est mon meilleur souvenir car on est sorti des sentiers battus et on a pu se balader à notre guise au milieu des tortues, pas un seul touriste, juste les tortues et nous. La première rencontre avec ces géantes restera inoubliable, au loin j’aperçois “un rocher”, étrange il bouge… Ah mais c’est une tortue qui se dirige droit sur nous, mon dieu qu’elle est grande, je n’aurais jamais pu m’imaginer cela. La tortue continue a avancer, c’est lent, on va vers elle et seulement lorsque nous sommes à quelques mètres d’elle, elle se rend compte que nous sommes là. Impressionnant.

Quel est ton pire souvenir ?

Nicolas : Une fois de plus pas besoin de raconter des histoires, tout s’est bien passé en Equateur. Simplement un peu trop de temps passé dans les bus dans la région de Quito mais pour découvrir à chaque fois de très beaux lieux.

Solène : Aucun mauvais souvenir pour l’Equateur. Vraiment aucun. Une seule petite déception c’est de ne pas avoir vu un seul sommet de volcans. Le temps était toujours trop brumeux mais bon le reste des paysages laisse largement de quoi s’occuper les yeux.

As-tu été surpris par quelque chose ?

Nicolas : Quand on pense vacances en Amérique Latine on pense Brésil, Pérou, Bolivie pour le salar d’Uyuni mais certainement pas Equateur. Et pourtant ce pays mérite réellement le voyage et à mon avis tout autant que ses voisins. Et je dis ça alors qu’on a eu le temps d’en voir qu’une toute petite partie, celle de la majestueuse cordillère que l’on suit depuis le début de notre voyage. La côte a l’air elle aussi magnifique, et le tourisme l’aidera d’ailleurs à se reconstruire suite au terrible tremblement de terre de ce début d’année, et la forêt amazonienne a, à chaque discussion, été citée par les Equatoriens comme étant le plus beau coin de leur pays. J’ai donc été vraiment surpris que ce pays ne fasse pas partie des grandes destinations touristiques, en dehors des Galápagos, mais cela viendra certainement prochainement comme c’est le cas pour la Colombie depuis quelques années.

Solène : Oui il y a un comportement des Equatoriens qui m’a beaucoup surprise : ils crachent par terre, et pas du petit crachat de princesse, non non du bon gros molard de bûcheron. Vous ne pouvez pas marcher dans la rue sans voir des gens cracher toutes les 5 min. C’est très étrange car c’est le pays le plus propre d’Amérique du Sud que nous ayons vu pour le moment, il y a des poubelles partout et beaucoup de prévention / publicité pour apprendre les gestes écologiques à la population comme ne pas jeter les déchets par terre. En plus c’est vraiment quelque chose que nous n’avions pas vu avant, là à peine dans le bus ça renifle dans tous les sens et dès les premiers pas dans la rue, c’est un festival de salive qui nous attend!

Qu’as-tu pensé des Equatoriens ?

Nicolas : Premiers pas en Equateur à Guayaquil, on sort de l’hôtel le nez en l’air pour chercher le nom de la rue qui nous mènerait au parc aux iguanes et immédiatement un homme s’arrête pour nous aider : le ton était donné. Les Equatoriens nous ont toujours accueillis avec le sourire et même dans des lieux comme les Galápagos où l’argent aurait pu modifier les comportements. Ils ont très souvent essayé de discuter avec nous pour en savoir plus sur notre voyage et toujours avec beaucoup de bienveillance. Je retiens particulièrement la dernière discussion avec mon voisin de bus Edison, un jeune militaire qui se rendait à la frontière avec la Colombie pour tenter de contrôler les trafics. Après avoir posé de nombreuses questions sur mon métier, mon salaire, le coût du voyage et celui de certains aliments en France, il m’a donné une longue série de conseils pour voyager en sécurité en Amérique Latine et aussi en Colombie. Il a terminé par une longue tirade, continuée le lendemain par message, sur le fait qu’il nous souhaitait le meilleur et que Dieu nous protègerait tout au long de notre voyage. Cette discussion et cet état d’esprit sont très représentatifs de tous les contacts que nous avons pu avoir avec les Equatoriens. Ils ont grandement participé à rendre ce séjour exceptionnel. Je mets de côté le boulanger de Banos qui a refusé de me servir, mais je me suis servi tout seul dans la vitrine alors c’est oublié.

Solène : Comme ils sont gentils! Mon coup de cœur pour l’Amérique latine. Ils ont toujours le sourire, ils disent toujours bonjour, ils ne vous souhaitent que du bien, ils sont toujours prêts à vous aider, presque des anges gardiens. Mais qu’est-ce qu’ils sont dragueurs. Aussi dans leurs questions il y a souvent un rapport à l’argent : combien ça coûte pour venir de France en Equateur? Combien vous gagnez d’argent? Est-ce que ceci ou cela c’est cher? Combien coûte ceci ou cela en France? Donc oui, ils sont curieux, posent beaucoup de questions, ce qui bien car cela permet de faire la conversation. Ils sont d’une bonne humeur communicative, aiment à blaguer et à rire, c’est très agréable de discuter avec eux. Contrairement à d’autres habitants d’Amérique latine, ils connaissent bien leur pays et sont heureux de vous conseiller, on sent qu’ils ont un réel plaisir à partager un moment avec vous. Pour finir, un point commun qu’ils partagent avec tous leurs voisins : quand vous allez au “restaurant” vous pouvez être sûr qu’une fois sur deux la commande n’est pas bonne, soit il y a une inversion soit il manque quelque chose, ça ne rate pas. Mais à chaque fois ils vous regardent d’un air ahuri “vous avez changé d’avis?” et ce n’est pas que pour les touristes, on a même vu deux Equatoriennes commander des jus de fruits et se retrouver avec des maïs…

Ton bilan en quelques mots :

Nicolas : L’Equateur est un pays qui mérite vraiment d’être beaucoup plus connu pour le tourisme. On peut en un mois passer de la magie des Galápagos aux sommets des volcans en activité à plus de 5000m d’altitude puis de l’aventure en forêt amazonienne aux plages de la côte pacifique pour un peu de farniente, et tout ça pour un budget assez limité. On a pu découvrir seulement une partie de tout cela et j’ai adoré ce pays et ses habitants! Comme Solène je regrette de n’avoir pas pu découvrir le moindre sommet de volcan à cause des nuages permanents, et pourtant on est même resté planté quelques heures sous la pluie au pied du Cotopaxi en espérant qu’il se découvre complètement mais nada, il ne nous a dévoilé qu’un petit bout de son glacier. Certainement un complot pour nous inciter à revenir!

Solène : Au final nous n’y sommes pas restés très longtemps, même si le pays est petit, il faut bien compter plus d’un mois pour tout visiter, des côtes pacifiques à l’Oriente en passant par les Galápagos. En tout cas ce que nous avons vu du pays est magnifique, des paysages d’une grande beauté avec une faune et une flore très variées. Quel plaisir de prendre son petit-déjeuner entourée de colibris puis d’aller donner à manger aux papillons. Quelle surprise lorsqu’on découvre la lagune Quilotoa. Quel moment relaxant que les bains de Banos après avoir descendu la route des Cascades. Et voir le président Correa saluer la foule de son balcon! Si vous avez la chance d’y aller à une période moins nuageuse vous pourrez même admirer des sommets, il y a des volcans partout. Et le bonus : les Equatoriens, qui à eux seuls vous feront passer un super séjour.

Et les Equatoriens ils en pensent quoi de la France ?

Nous : Les Equatoriens nous ont posé beaucoup de questions sur nous et nos façons de vivre mais sans trop donner leur avis sur la France. En fait la plupart d’entre eux ne connaissent pas assez la France et en général les pays européens. On nous a parlé de Napoléon, un journaliste politique que nous avons rencontré, nous a même dit en rigolant qu’il aurait voulu que Napoléon gagne parce qu’il préfèrerait qu’on parle Français en Amérique du Sud plutôt qu’Espagnol. Mais pour la majorité, la France est un pays trop lointain, trop riche, inaccessible. Même si elles ne roulent pas sur l’or, certaines personnes avec lesquelles nous avons discutées ont les moyens de venir en vacances en France, mais elles pensent qu’il faut faire beaucoup de démarches administratives, que le visa est très difficile à obtenir et surtout qu’on ne voudra pas d’eux. En fait ils n’osent pas venir.


Ce soir on mange équatorien

Cette fois on va faire du très basique mais c’est vraiment la spécialité du pays, on ne l’a vu nulle part ailleurs, la fameuse banane rôtie accompagnée de son fromage.

Prenez une banane – plantain ou pas, comme vous préférez, ça se fait avec les deux – faites la, idéalement, bien rôtir au barbecue avec du beurre. En l’absence de barbecue vous pouvez la faire griller à la poêle (on vous avait dit que ça serait du basique de chez basique). Quand elle est bien molle et appétissante, mangez là accompagnée d’une tranche de fromage frais de vache ou de chèvre.

Pour ne pas mourir étouffé, vous pouvez vous rafraîchir d’un bon jus de mûres. Prenez une dizaine de mûres, ajoutez-y le même volume d’eau, une à deux cuillères à café de sucre et mixez le tout. Filtrer le mélange (passoire ou chinois) et savourez le. Astuce équatorienne, pour que le jus soit bien frais, les mûres sont conservées au frigo ou au congélo.

2 commentaires

  1. Que du bonheur !
    Et quand je pense que les Galapagos n’étaient pas dans le programme d’origine…
    Bon, j’ajoute l’Equateur à la (déjà longue) liste des pays à visiter absolument !
    bizh

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